Revenus
J'aime

Les trois meilleures stratégies sur options pour générer des revenus

Tony Zhang
4 juillet, 2019
256 Lectures
0 Commentaires
Lecture en 16 minutes
Les trois meilleures stratégies sur options pour générer des revenus

Les options peuvent servir à créer un flux de revenus additionnels dans presque n’importe quel portefeuille.

Que vous envisagiez de prendre une position sur une action, que vous déteniez des actions ou que vous ne souhaitiez tout simplement pas détenir des actions, les stratégies sur options permettent de générer des revenus. Dans le présent billet, nous explorerons les trois meilleures stratégies sur options pour générer des revenus et les façons de produire un rendement supplémentaire dans différents portefeuilles. Pour en savoir plus sur les stratégies sur options permettant de générer des revenus, visionnez notre webinaire récent.

Érosion de la valeur temps (thêta) – Dates d’échéance

Avant de plonger dans les stratégies de génération de revenus, il est important de comprendre le concept d’érosion de la valeur temps et l’effet de celle-ci sur le prix des options et sur les revenus touchés.

L’érosion de la valeur temps, représentée par le coefficient thêta, correspond à la variation du prix de l’option en fonction du temps lorsque les autres variables sont constantes. Comme les options ont une date d’échéance, leur valeur diminue à mesure que cette date approche. Le thêta indique la vitesse à laquelle le prix de l’option diminuera au fil du temps et s’exprime selon la relation suivante :

Thêta = Variation du prix de l’option ÷ Variation du temps
(lorsque les autres facteurs, comme le cours du sous-jacent, sont constants)

Toutes les stratégies de génération de revenus nécessitent la vente d’une option, laquelle permet de toucher un revenu sous forme de crédit. L’érosion de la valeur temps agit favorablement pour le vendeur de l’option étant donné que les revenus sont touchés au moment de l’opération initiale et que la valeur de l’option diminue tout au long de la durée de celle-ci. De plus, la vitesse à laquelle le prix de l’option diminue en fonction du temps n’est pas linéaire. Si tous les autres paramètres demeurent constants, la valeur des options de courte durée diminuera plus rapidement que celle des options de longue durée. On peut observer ce phénomène dans le graphique ci-après, où l’on voit l’érosion de la valeur temps s’accélérer à l’approche de l’échéance. Les vendeurs d’options peuvent tirer le meilleur parti de l’érosion de la valeur temps en vendant des options de courte échéance (options hebdomadaires).

Graphique 1 : Courbe d’érosion de la valeur temps des options

Source : OptionsPlay

Stratégie 1 : la vente d’options d’achat couvertes

La vente d’options d’achat couvertes est la stratégie de génération de revenus la plus commune. Elle se réalise en deux étapes : il faut d’abord détenir au moins 100 actions, puis vendre une option d’achat « hors jeu ». Cette stratégie de génération de revenus convient mieux à une perspective neutre ou baissière sur l’action sous-jacente. Lorsqu’il vend l’option d’achat, l’investisseur se voit obligé de vendre l’action au prix d’exercice de l’option à l’échéance si cela est favorable pour le détenteur de l’option d’achat (c’est-à-dire l’acheteur). L’objectif de cette stratégie est que l’option n’ait aucune valeur à l’échéance (ce qui signifierait que le cours du sous-jacent est inférieur au prix d’exercice), ce qui permet de conserver le revenu tiré de la vente de l’option. Le vendeur peut répéter la vente d’options d’achat couvertes pour générer un flux de revenus jusqu’à ce que le cours de l’action soit supérieur au prix d’exercice à l’échéance. Le vendeur devra alors vendre l’action à l’acheteur de l’option d’achat, et ce, au prix d’exercice.

Par exemple, si l’action de la BMO se négocie à 100 $ et qu’un investisseur vend une option d’achat portant sur cette action et ayant un prix d’exercice de 105 $ contre une prime de 1 $, l’investisseur sera obligé de vendre l’action si son cours est supérieur à 105 $ à l’échéance. Si le cours de l’action de la BMO est inférieur à 105 $ à l’échéance, l’investisseur conservera le revenu de 1 $ et pourra continuer à vendre des options d’achat couvertes pour générer un flux de revenus.

Vente d’options d’achat couvertes : méthode efficace
  • Vendre des options dont le prix d’exercice est supérieur au cours de l’action en vigueur. Les options dont le delta est faible sont appropriées (delta de 15 à 20).
  • Vendre des options de courte échéance (de 3 à 7 semaines) étant donné qu’elles permettent de tirer profit d’une érosion accrue de la valeur temps (thêta).

Apprenez-en plus sur le sujet en consultant notre guide pratique sur la vente d’options d’achat couvertes

Stratégie 2 : la vente d’options de vente couvertes par des liquidités

La vente d’une option de vente couverte par des liquidités consiste à vendre une option de vente et à mettre de côté les liquidités nécessaires à l’achat de l’action en cas d’exercice de l’option. Cette stratégie est essentiellement considérée comme une stratégie d’acquisition d’actions, mais elle peut aussi servir de stratégie de génération de revenus. Le vendeur de l’option touche la prime découlant de la vente de l’option et peut générer un flux de revenus tout en acquérant des actions. Par exemple, si l’action de la BMO se négocie à 100 $ et qu’un investisseur vend une option de vente portant sur cette action et ayant un prix d’exercice de 95 $ contre une prime de 1 $, l’investisseur sera obligé d’acheter l’action si son cours est inférieur à 95 $ à l’échéance. Cela permet à l’investisseur d’utiliser le revenu touché pour réduire le coût total des actions, qu’il achètera au prix d’exercice. Le coût réel de chacune des actions est en effet réduit à 94 $ (95 $ – 1 $).

Si le cours du marché monte, l’investisseur profite de la prime touchée; si le cours chute sous le prix d’exercice, l’investisseur achète les actions au prix d’exercice et bénéficie d’un escompte (la prime de 1 $).

Vente d’options de vente couvertes par des liquidités : méthode efficace
  • Vendre des options dont le prix d’exercice est inférieur au cours de l’action en vigueur. Les options dont le delta est élevé sont appropriées (delta de 35 à 45).
  • Vendre des options de courte échéance (de 3 à 7 semaines) étant donné qu’elles permettent de tirer profit d’une érosion accrue de la valeur temps (thêta).

Apprenez-en plus sur le sujet en consultant notre guide pratique sur la vente d’options de vente couvertes par des liquidités.

Stratégie 3 : les écarts créditeurs

L’écart créditeur est une stratégie sur options à risque limité qui peut servir à générer des revenus suivant une perspective modérément haussière ou baissière, voire neutre, sur une action ou sur les parts d’un fonds négocié en bourse. Cette stratégie n’est toutefois pas idéale si l’on prévoit une forte variation du cours.

Voyons les exemples suivants, où le cours de l’action de la BMO est de 100 $.

Perspective haussière : On peut recourir à un écart vertical haussier sur options de vente.

Stratégie
  • Vendre une option de vente au prix d’exercice de 100 $ pour un crédit de 4 $
  • Acheter une option de vente au prix d’exercice de 90 $ contre un débit de 1 $
  • Le gain maximal correspond au revenu de 3 $ touché (crédit de 4 $ – débit de 1 $).
  • Le risque maximal est de 7 $ (la différence entre les deux prix d’exercice – la prime touchée).
Résultat
  • Si le cours de l’action de la BMO est supérieur à 100 $ à l’échéance : Profit maximal de 3 $
  • Si le cours de l’action de la BMO est de 97 $ à l’échéance : Seuil d’équilibre, profit de 0 $
  • Si le cours de l’action de la BMO est inférieur à 90 $ à l’échéance : Perte maximale de 7 $

Perspective baissière : On peut recourir à un écart vertical baissier sur options d’achat.

Stratégie
  • Vendre une option d’achat au prix d’exercice de 100 $ pour un crédit de 4 $
  • Acheter une option d’achat au prix d’exercice de 110 $ contre un débit de 1 $
  • Le gain maximal correspond au revenu de 3 $ touché (crédit de 4 $ – débit de 1 $).
  • Le risque maximal est de 7 $ (la différence entre les deux prix d’exercice – la prime touchée).
Résultat
  • Si le cours de l’action de la BMO est inférieur à 100 $ à l’échéance : Profit maximal de 3 $
  • Si le cours de l’action de la BMO est de 103 $ à l’échéance = Seuil d’équilibre, profit de 0 $
  • Si le cours de l’action de la BMO est supérieur à 110 $ à l’échéance : Perte maximale de 7 $

Un écart créditeur est une stratégie qui pardonne, puisqu’elle permet de générer un revenu même si le cours de l’action évolue dans le sens inverse de la prédiction. En contrepartie, l’investisseur risque un montant plus élevé que le revenu touché si le cours de l’action connaît une forte variation dans le sens opposé de la prédiction.

Écarts créditeurs : méthode efficace
  • Vendre des options « à parité » (delta de 50) échéant dans un mois et acheter des options « hors jeu » (delta de 25).
  • Vendre des options de courte échéance (de 3 à 7 semaines) étant donné qu’elles permettent de tirer profit d’une érosion accrue de la valeur temps (thêta).

Pour en savoir plus sur la négociation des écarts créditeurs, inscrivez-vous à notre webinaire du 26 août intitulé Maximiser les revenus au moyen des écarts créditeurs verticaux

Résumé

Les investisseurs souhaitant détenir des actions sur le long terme devraient envisager la vente d’options de vente couvertes par des liquidités pour acquérir les actions à moindre prix, puis vendre des options d’achat couvertes pour générer des revenus une fois les actions acquises. Par ailleurs, les investisseurs qui souhaitent générer des revenus en spéculant sur la variation du cours d’une action devraient songer à recourir aux écarts créditeurs. La clé pour générer des revenus réguliers au moyen de ces stratégies est de suivre systématiquement un plan fondé sur les méthodes efficaces à chaque cycle. Enfin, comme pour toutes les stratégies de génération de revenus, la vente d’options de courte échéance peut permettre de générer des revenus à un rythme accru en raison des effets de l’érosion de la valeur temps (thêta).

Profitez d’un accès gratuit à OptionsPlay Canada : www.optionsplay.com/tmx

Avis de non-responsabilité :

Les stratégies décrites dans le présent blogue ne sont présentées qu’à des fins d’information et de formation. Elles ne doivent pas être interprétées comme étant des recommandations d’acheter ou de vendre quelque valeur mobilière que ce soit. Comme toujours, avant de mettre en œuvre des stratégies sur options, assurez-vous d’être à l’aise avec les scénarios proposés et d’être prêt à en assumer tous les risques.

Tony Zhang
Tony Zhang http://tmx.optionsplay.com

Chef de la stratégie liée aux produits

OptionsPlay

Tony Zhang est un spécialiste du secteur des services financiers possédant plus d’une dizaine d’années d’expérience dans des postes liés au développement de produits, à la recherche et à la stratégie de marché pour les marchés des actions, des changes et des dérivés. À titre de chef de la stratégie liée aux produits d’OptionsPlay, Tony dirige actuellement la recherche et le développement pour la plateforme OptionsPlay Ideas & Portfolio. Animé par sa passion pour la technologie financière et le développement de produits, il a offert aux clients et aux utilisateurs servis par OptionPlay des solutions innovatrices et repensées. Il avait auparavant travaillé pendant 7 ans à FOREX.com, où il s’est formé aux marchés financiers et à la recherche en tant que stratège de marché spécialisé dans les marchés d’actions et de dérivés de change.

42 articles
0 commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.