Concepts
J'aime

Négociation d’options : les erreurs à éviter

Jason Ayres
25 avril, 2018
137 Lectures
0 Commentaires
Lecture en 8 minutes
Négociation d’options : les erreurs à éviter

Négocier et investir pour soi-même est déjà bien assez difficile, sans que l’on commette en plus des erreurs qui auraient pu être évitées. Je parle d’expérience, bien sûr, puisque j’ai fait mon apprentissage à la dure, en tombant dans quelques-uns des pièges suivants.

Recourir à une stratégie tout usage

On peut recourir aux options dans des conjonctures de marché très variées. Il est important que l’investisseur ait une idée précise de ce qu’il cherche à accomplir. Lorsqu’il comprend la dynamique du marché des options ainsi que la conjoncture boursière, il peut élaborer une stratégie appropriée pour atteindre ses objectifs précis.

N’oubliez pas que, pour chaque stratégie, il faut tenir compte de plusieurs caractéristiques et éléments d’appréciation particuliers qui en feront, ou non, le choix le plus efficace selon la situation du marché et les objectifs précis.

Ces éléments comprennent :

  • le rapport risque-rendement;
  • l’effet de la dépréciation liée à l’écoulement du temps;
  • l’effet de la volatilité;
  • la liquidité (la possibilité de prendre une position et de la dénouer de manière efficace);
  • les commissions;
  • la complexité.

En fait, le rendement de chaque stratégie est tributaire de la situation du marché.

L’investisseur doit :

  • évaluer la situation du marché et déterminer ses objectifs;
  • se documenter sur les stratégies sur options qui s’offrent à lui;
  • Établir un plan pour gérer la position;
  • exécuter l’opération;
  • gérer ses attentes en conséquence.

En prenant le temps d’étudier les particularités de chaque stratégie et en sélectionnant l’instrument approprié pour la mettre en œuvre, vous accroissez vos chances que l’opération tourne à votre avantage.

Acheter des options « bon marché »

C’est la première erreur que j’ai commise pendant mes années d’apprentissage. Beaucoup d’investisseurs se tournent vers le marché des options comme moyen d’accroître leur capital au moyen d’un effet de levier. Ainsi, leur première méthode, qui est malavisée, consiste souvent à acheter autant d’options « bon marché » que possible. Comme les options à prix de levée hors jeu se négocient meilleur marché que les options à parité et les options en jeu, c’est souvent vers elles que se tournent les négociateurs d’options débutants.

Les primes dépendent de la probabilité que les options aient une valeur intrinsèque, c’est-à-dire qu’elles soient en jeu, à l’échéance. Plus le prix de levée de l’option s’écarte du cours de l’action, plus il est probable que la valeur de l’option soit nulle à l’échéance. Les contrats sont donc cotés en conséquence.

Ce principe s’applique également au choix de la date d’échéance. Les options à court terme sont moins chères comparativement aux options à long terme pour la même raison. Il est plus difficile de prévoir l’évolution du cours de l’action sur une longue durée que sur une courte période. En effet, plus on accorde de temps à la possible réalisation d’un événement, plus il est probable que cet événement se produise. C’est pour compenser cette incertitude que les options dont l’échéance est lointaine sont plus chères que les options à court terme.

L’investisseur qui comprend la raison pour laquelle les primes d’options sont plus ou moins élevées peut prendre des décisions éclairées au moment de sélectionner des prix de levée et des dates d’échéance.

Négliger la volatilité implicite

La volatilité implicite est peut-être la variable la plus méconnue et la plus souvent négligée parmi celles qui déterminent la prime. La volatilité implicite correspond au rajustement en fonction du risque. Elle peut être influencée par l’annonce imminente de résultats et par d’autres événements à venir propres à la société, ainsi que par des considérations générales ayant trait aux marchés et aux facteurs macroéconomiques.

À mesure que le risque et l’incertitude liés à l’action sous-jacente augmentent, la prime de l’option augmente pour compenser ce risque.

La difficulté provient du fait que ce mouvement de contraction et d’expansion de la volatilité implicite a une influence sur la prime, même si le cours de l’action est stable. Le tableau ci-après illustre, à titre d’exemple, l’achat d’une option d’achat pendant une période de forte volatilité implicite. On constate que trois jours plus tard, même si les actions ont pris de la valeur, la contraction de la volatilité a entièrement annulé l’effet de la fluctuation du cours, entraînant une perte.

Cet exemple démontre que vous pouvez avoir raison au sujet de la direction du cours de l’action, mais que si vous ne tenez pas compte de la volatilité implicite, vous risquez d’obtenir un profit moindre, voire d’essuyer une perte. En comprenant la volatilité implicite et en sachant si elle est élevée ou faible par rapport aux niveaux passés, vous pouvez vous assurer de choisir une stratégie appropriée.

Ayez un plan d’action

Les erreurs courantes mentionnées ci-dessus ne sont qu’un mince aperçu des pièges dont il faut se méfier. Mais en ayant un plan de négociation bien réfléchi avant de passer à l’action, vous serez mieux en mesure de déceler les pièges possibles et vous pourrez ainsi :

  • choisir les contrats et les stratégies appropriés;
  • prendre des décisions rationnelles;
  • sentir que vous avec la situation bien en main;
  • gérer votre risque et réaliser un profit.

 

En résumé, vous mettez ainsi les chances de votre côté.

 

Jason Ayres
Jason Ayres http://www.croftgroup.com/

Director

R.N. Croft Financial Group

Jason est un gestionnaire spécialisé en produits dérivés, un administrateur de R.N. Croft Financial Group et un conseiller pédagogique de Learn To Trade Global.com. Jason est membre du Comité d’examen des placements de R.N. Croft Financial Group auquel il apporte son expertise à titre de technicien des marchés et de stratège en produits dérivés. De plus, il occupe le poste de directeur du développement des affaires et il est responsable de la gestion globale du marketing stratégique et opérationnel ainsi que des activités liées aux relations avec les partenaires et les clients. Jason est également l’un des principaux formateurs de la Bourse de Montréal, une entité du Groupe TMX.

53 articles
0 commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *