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Un double sommet d’importance sur Agrium inc.?

Martin Noël
17 mars, 2013
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L’évolution récente des prix sur le titre Agrium inc. (AGU) a ramené les prix vers le sommet d’avant la crise. Nous sommes à un point tournant critique et, comme nous pouvons le constater sur le graphique hebdomadaire ci-dessous, AGU est en train d’établir une formation « double sommet » d’importance qui, si elle se confirme, pourrait indiquer un repli important des cours au cours des prochains mois avec un prix cible de 80 $. Un investisseur qui croit en ce scénario pourrait profiter de cette situation en achetant des contrats d’options de vente.

Graphique hebdomadaire de AGU (cours 104,37 $ en date du vendredi 15 mars 2013)

Comme la durée de la baisse pourrait s’étendre sur plusieurs mois, il serait plus prudent de choisir une échéance d’au moins 6 mois. Par conséquent, un investisseur pourrait choisir d’acheter des options de vente presqu’à parité AGU OCT 105 à 8 $ l’action lui permettant de vendre 100 actions de AGU au prix de levée de 105 $ d’ici l’échéance du mois d’octobre au coût de 800 $ le contrat. Ces options de vente permettraient à l’investisseur de réaliser un profit de 17 $ l’action (prix de levée de 105 $ – prix cible de 80 $ – prime de 8 $) ou de 1 700 $ le contrat, pour un rendement potentiel de 213 %. En cas de hausse, la perte de l’investisseur serait limitée à la prime payée de 800 $ par contrat.

Un investisseur pourrait également choisir d’acheter des options de vente hors jeu afin de tirer avantage de l’effet de levier qu’elles procurent. À cet égard, l’ option de vente AGU OCT 92 offre l’effet de levier le plus important parmi toutes celles disponible entre le prix de levée de 105 $ et le prix cible de 80 $. L’achat des options de vente hors jeu AGU OCT 92 à 3 $ permettrait à l’investisseur de vendre 100 actions de AGU au prix de levée de 92 $ d’ici l’échéance du mois d’octobre au coût de 300 $ lecontrat. Ces options de vente permettraient à l’investisseur de réaliser un profit de 9 $ l’action (prix de levée de 92 $ – prix cible de 80 $ – prime de 3 $) ou de 700 $ par contrat, pour un rendement potentiel de 300 %. En cas de hausse, la perte de l’investisseur serait limitée à la prime payée de 300 $ par contrat.

Le choix d’un prix de levée dépend de la confiance de l’investisseur en son prix cible. Plus l’option de vente est hors jeu, plus le risque est élevé. L’investisseur devra donc prendre en considération ces éléments avant de faire son choix.

Bonnes transactions et bonne semaine!

Les stratégies présentées dans le cadre de cette chronique ne le sont qu’à titre d’information et de formation et ne doivent pas être interprétées comme étant des recommandations pour acheter ou vendre toutes valeurs mobilières. Comme toujours avant de mettre en place des stratégies d’options assurez-vous d’être à l’aise avec les scénarios proposés et d’être prêts à en assumer tous les risques.

Martin Noël
Martin Noël http://lesoptions.com/

Président

Corporation Financière Monetis

Martin Noël a obtenu un MBA en services financiers de l'UQÀM en 2003. La même année, il a reçu le Brevet de l'Institut des banquiers canadiens et la Médaille d'argent pour ses efforts remarquables dans le cadre du Programme de formation bancaire professionnelle. Monsieur Noël a commencé sa carrière dans le domaine des instruments dérivés en 1983 à titre de mainteneur de marché sur options, sur le parquet de la Bourse de Montréal, pour le compte de diverses firmes de courtage. Il a également occupé le poste de spécialiste sur options et, par la suite, de négociateur indépendant. En 1996, monsieur Noël est entré au service de la Bourse de Montréal à titre de responsable du marché des options où il a contribué au développement du marché canadien des options. En 2001, il a participé à la création de l'Institut des dérivés de la Bourse de Montréal où il a œuvré à titre de conseiller pédagogique. Depuis 2005, Martin est chargé de cours à l'UQÀM où il enseigne un cours sur les instruments dérivés au deuxième cycle. Depuis mai 2009, il est président à temps plein de la CORPORATION FINANCIÈRE MONÉTIS, une société active dans la négociation professionnelle et en communication financière. Martin agit comme collaborateur régulier en matière d’options pour la Bourse de Montréal.

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