Un écart calendaire horizontal avec des options de vente sur les parts XFN

Martin Noël
28 octobre, 2014
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Comme nous pouvons le constater sur le graphique ci-dessous, le prix des parts XFN (le fonds négocié en bourse répliquant le rendement de l’indice plafonné de la finance S&P/TSX) est revenu au niveau des 31 $ après avoir atteint un creux de 29,19 $ lors de la toute récente correction. Cette remontée, toute aussi spectaculaire que la baisse qui l’a précédée, pourrait se buter à une certaine résistance au niveau des 31,50 $. Si cela se produit, nous pouvons nous attendre également à ce que le titre fasse du surplace à l’intérieur d’un intervalle donné pendant quelques semaines. Ensuite, le marché pourrait reprendre sa route vers le bas afin de tester le récent creux. Cela fait beaucoup de possibilités, mais un investisseur qui serait en accord avec ce scénario pourrait envisager d’établir un écart calendaire horizontal avec des options de vente pour tirer avantage de ce scénario. L’écart calendaire horizontal avec des options de vente consiste à vendre une option de vente sur un mois court et à acheter une option de vente sur un mois plus lointain. Avec le XFN qui a clôturé à 31,04 $ vendredi dernier, nous pourrions vendre 10 contrats d’options de vente XFN NOV 30.75 P à 0,25 $ et acheter 10 options de vente XFN DEC 30.75 P à 0,60 $ pour un débit total de 0,35 $ par action ou de 350 $ pour les 10 contrats, ce qui correspond également à la perte maximale de la stratégie.

Graphique quotidien de XFN (31,04 $, vendredi 24 octobre 2014)

Graphique de l’écart calendaire horizontal sur XFN

Comme nous pouvons le constater sur le graphique précédent, le profit maximal de 174 $ est obtenu lorsque le prix de XFN se situe exactement sur le prix de levée de 30,75 $ à l’échéance du mois de novembre. Les pertes sont réalisées lorsque les prix fluctuent à l’extérieur des deux seuils d’équilibre de 30,36 $ et de 31,17 $. Rappelons que les seuils d’équilibre et le profit maximal ne sont que des estimations puisqu’ils dépendent de la valeur des options de vente de décembre à la date d’échéance du mois de novembre.

Nous établissons cette stratégie dans un contexte de rebond dans une correction qui n’est pas encore complètement terminée et nous comptons profiter de la stabilité relative de XFN au court des prochaines semaines pour racheter les options de vente du mois de novembre pour environ 10 à 20% de leur valeur initiale, ou les laisser venir à échéance sans valeur. Nous aurons alors en notre possession des options de vente échéant en décembre à un coût réduit qui nous permettrons de profiter de la continuation du marché baissier. Cette stratégie comporte un risque limité à la prime payée tout en offrant un potentiel de gain important une fois les options de vente du mois court rachetées.

Bonnes transactions et bonne semaine!

Les stratégies présentées dans le cadre de cette chronique ne le sont qu’à titre d’information et de formation et ne doivent pas être interprétées comme étant des recommandations pour acheter ou vendre toutes valeurs mobilières. Comme toujours avant de mettre en place des stratégies d’options assurez-vous d’être à l’aise avec les scénarios proposés et d’être prêts à en assumer tous les risques.

Martin Noël
Martin Noël http://lesoptions.com/

Président

Corporation Financière Monetis

Martin Noël a obtenu un MBA en services financiers de l'UQÀM en 2003. La même année, il a reçu le Brevet de l'Institut des banquiers canadiens et la Médaille d'argent pour ses efforts remarquables dans le cadre du Programme de formation bancaire professionnelle. Monsieur Noël a commencé sa carrière dans le domaine des instruments dérivés en 1983 à titre de mainteneur de marché sur options, sur le parquet de la Bourse de Montréal, pour le compte de diverses firmes de courtage. Il a également occupé le poste de spécialiste sur options et, par la suite, de négociateur indépendant. En 1996, monsieur Noël est entré au service de la Bourse de Montréal à titre de responsable du marché des options où il a contribué au développement du marché canadien des options. En 2001, il a participé à la création de l'Institut des dérivés de la Bourse de Montréal où il a œuvré à titre de conseiller pédagogique. Depuis 2005, Martin est chargé de cours à l'UQÀM où il enseigne un cours sur les instruments dérivés au deuxième cycle. Depuis mai 2009, il est président à temps plein de la CORPORATION FINANCIÈRE MONÉTIS, une société active dans la négociation professionnelle et en communication financière. Martin agit comme collaborateur régulier en matière d’options pour la Bourse de Montréal.

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