Vendre des options d’achat sur les actions de POW

Martin Noël
22 juin, 2015
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Comme nous pouvons le constater sur le graphique quotidien ci-dessous, le prix des actions de Power Corporation (POW) a chuté sous un important niveau de soutien aux alentours de 32 $. Avec le stochastic (Stoch) clairement en mode baissier, on pourrait assister à une accélération de la baisse des prix comme cela s’est produit au mois d’octobre 2014. Un investisseur qui croit en ce scénario pourrait vendre un contrat d’options d’achat pour chaque tranche de 100 actions qu’il détient afin d’obtenir une légère protection en cas de baisse, tout en ayant l’opportunité de réaliser un profit en cas de stabilité ou de hausse dans les prix.

Graphique quotidien de POW (31,63 $, vendredi 19 juin 2015)

Un investisseur pourrait choisir de vendre une option d’achat hors jeu pour chaque tranche de 100 actions détenues. Par exemple, la vente d’un contrat d’options d’achat POW 20150821 32 C à 0,70 $ permettrait à l’investisseur d’encaisser 70 $ par contrat. Dans le cas où le prix des actions augmente au-dessus du prix de levée de 32 $ d’ici à l’échéance du mois d’août 2015, l’investisseur pourrait réaliser le profit maximal de 1,07 $ par action (le prix de levée de 32 $ moins le prix actuel de 31,63 $ plus la prime de 0,70 $), pour un rendement de 3,5% pour la période de 63 jours, ou de 20,0% annualisé. En cas de baisse dans le prix des actions, l’investissement est protégé jusqu’au seuil d’équilibre de 30,93 $ (le prix actuel de 31,63 $ moins la prime de 0,70 $), ce qui représente une protection de 2,2%.

L’investisseur pourrait également vendre des options d’achat en jeu POW 20150821 30 C à 2,00 $ pour un total de 200 $ par contrat. Dans le cas où le prix des actions se maintient au-dessus du prix de levée de 30 $ d’ici à l’échéance du mois d’août 2015, l’investisseur pourrait réaliser le profit maximal de 0,37 $ par action (le prix de levée de 30 $ moins le prix actuel de 31,63 $ plus la prime de 2,00 $), pour un rendement de 1,3% pour la période de 63 jours, ou de 7,2% annualisé. En cas de baisse dans le prix des actions sous le prix de levée de 30 $, l’investissement est protégé jusqu’au seuil d’équilibre de 29,63 $ (le prix actuel de 31,63 $ moins la prime de 2,00 $), ce qui représente une protection de 6,3%.

Dans tous les cas, l’investisseur, qui ne craint pas de détenir les actions de POW, pourra profiter d’une baisse dans le prix des actions, ou de l’érosion de la valeur temps, pour racheter les options d’achat vendues lorsque les options pourront être rachetées pour entre 10% et 20% de leur prix de vente initial, et en vendre d’autres si la situation le permet. Dans le cas où le prix de POW augmente, ou se maintient, au dessus du prix de levée à l’échéance, l’investisseur vendra alors ses parts et encaissera son profit maximal qui sera limité par le niveau du prix de levée choisi plus la prime reçue. Par conséquent, le choix du prix de levée sera donc un compromis entre le profit maximal à la hausse et la protection offerte en cas de baisse.

Bonnes transactions et bonne semaine!

Les stratégies présentées dans le cadre de cette chronique ne le sont qu’à titre d’information et de formation et ne doivent pas être interprétées comme étant des recommandations pour acheter ou vendre toutes valeurs mobilières. Comme toujours avant de mettre en place des stratégies d’options assurez-vous d’être à l’aise avec les scénarios proposés et d’être prêts à en assumer tous les risques.

Martin Noël
Martin Noël http://lesoptions.com/

Président

Corporation Financière Monetis

Martin Noël a obtenu un MBA en services financiers de l'UQÀM en 2003. La même année, il a reçu le Brevet de l'Institut des banquiers canadiens et la Médaille d'argent pour ses efforts remarquables dans le cadre du Programme de formation bancaire professionnelle. Monsieur Noël a commencé sa carrière dans le domaine des instruments dérivés en 1983 à titre de mainteneur de marché sur options, sur le parquet de la Bourse de Montréal, pour le compte de diverses firmes de courtage. Il a également occupé le poste de spécialiste sur options et, par la suite, de négociateur indépendant. En 1996, monsieur Noël est entré au service de la Bourse de Montréal à titre de responsable du marché des options où il a contribué au développement du marché canadien des options. En 2001, il a participé à la création de l'Institut des dérivés de la Bourse de Montréal où il a œuvré à titre de conseiller pédagogique. Depuis 2005, Martin est chargé de cours à l'UQÀM où il enseigne un cours sur les instruments dérivés au deuxième cycle. Depuis mai 2009, il est président à temps plein de la CORPORATION FINANCIÈRE MONÉTIS, une société active dans la négociation professionnelle et en communication financière. Martin agit comme collaborateur régulier en matière d’options pour la Bourse de Montréal.

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