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Vente d’options d’achat couvertes (SLF.TO)

Martin Noël
12 décembre, 2016
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Vente d’options d’achat couvertes (SLF.TO)

Vendre des options d’achat couvertes pour se protéger contre un léger repli sur les actions de Financière Sun Life Inc.

Tel que nous pouvons l’observer sur le graphique hebdomadaire ci-dessous, le prix des actions de Financière Sun Life Inc. (SLF) est sorti de sa zone de négociation comprise entre 35 $ et 45 $ qui perdurait depuis le début de l’année 2014. En principe, le niveau des 45 $ devrait maintenant représenter un niveau de soutien pour les prochains mois. Cette forte progression – on parle ici, en quelques semaines, d’une hausse de près de 20% au-delà de la borne supérieure de 45 $ – a permis à SLF de toucher un sommet de 53,75 $.

2016-12-12-slf

 

Bien que cette poussée ait le potentiel de persister à moyen terme, nous devons nous attendre à un léger repli au cours des prochaines semaines car nous sommes en présence d’un RSI et d’un stochastique, supérieurs à 90. La combinaison de ces deux indicateurs à des niveaux de surachat aussi extrême a, par le passé, coïncidé avec des replis, ou des périodes de stabilité, comme on peut le voir sur le graphique précédent.

 

Afin de tirer avantage de ce scénario, un investisseur pourrait vendre un contrat d’options d’achat pour chaque tranche de 100 actions détenues. Avec un prix de fermeture de 51,99 $, nous choisirons les options d’achat ayant un prix de levée de 52 $ afin de pouvoir tirer avantage de l’érosion de la valeur temps qui est à son maximum pour les options à parité. Nous choisirons également des options échéant le 20 janvier 2017 afin de nous donner une marge de manœuvre de quelques semaines.

 

Position

  • Détention préalable de 1 000 actions de SLF (prix actuel de 51,99 $)
  • Vente de 10 contrats d’options d’achat SLF 170120 C 52 à 1,25 $
    • Crédit de 1 250 $

 

Profil de profits et pertes

 

2016-12-12-slf-options

 

  • Le profit maximal de la position est de 1,26 $ par action ou de 2,48% (21,58% annuel) sera obtenu si SLF clôture à un prix supérieur ou égal au prix de levée de 52 $ à l’échéance du 20 janvier 2017.
  • Le profit statique (le profit si SLF fait du surplace) est de 1,25 $ par action ou de 2,46% (21,41% annuel).
  • Le seuil d’équilibre est de 50,74 $ pour un niveau de protection de 2,40%.

 

Intervention

 

Comme nous anticipons un léger repli ou une stagnation du prix de SLF, nous rachèterons les options d’achat à un prix inférieur ou égal à 0,25 $ si nous en avons l’opportunité. En cas de hausse, la décision de racheter, ou non, à perte les options d’achat vendues devra alors être prise en fonction de notre volonté de vendre, ou non, les actions détenues. Nous ferons le suivi de cette position au cours des prochaines semaines.

 

Bonnes transactions et bonne semaine!

 

Les stratégies présentées dans le cadre de cette chronique ne le sont qu’à titre d’information et de formation et ne doivent pas être interprétées comme étant des recommandations pour acheter ou vendre toutes valeurs mobilières. Comme toujours avant de mettre en place des stratégies d’options assurez-vous d’être à l’aise avec les scénarios proposés et d’être prêts à en assumer tous les risques.

Martin Noël
Martin Noël http://lesoptions.com/

Président

Corporation Financière Monetis

Martin Noël a obtenu un MBA en services financiers de l'UQÀM en 2003. La même année, il a reçu le Brevet de l'Institut des banquiers canadiens et la Médaille d'argent pour ses efforts remarquables dans le cadre du Programme de formation bancaire professionnelle. Monsieur Noël a commencé sa carrière dans le domaine des instruments dérivés en 1983 à titre de mainteneur de marché sur options, sur le parquet de la Bourse de Montréal, pour le compte de diverses firmes de courtage. Il a également occupé le poste de spécialiste sur options et, par la suite, de négociateur indépendant. En 1996, monsieur Noël est entré au service de la Bourse de Montréal à titre de responsable du marché des options où il a contribué au développement du marché canadien des options. En 2001, il a participé à la création de l'Institut des dérivés de la Bourse de Montréal où il a œuvré à titre de conseiller pédagogique. Depuis 2005, Martin est chargé de cours à l'UQÀM où il enseigne un cours sur les instruments dérivés au deuxième cycle. Depuis mai 2009, il est président à temps plein de la CORPORATION FINANCIÈRE MONÉTIS, une société active dans la négociation professionnelle et en communication financière. Martin agit comme collaborateur régulier en matière d’options pour la Bourse de Montréal.

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