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Votre prix est beaucoup trop haut, vous devez le réduire!

Richard Ho
24 novembre, 2020
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Votre prix est beaucoup trop haut, vous devez le réduire!

Les consommateurs ne veulent tout simplement pas payer le plein prix. On peut toujours trouver une aubaine quelque part ou une vente annuelle qui se pointe à l’horizon. Si vous êtes un consommateur discipliné, vous inscrivez les articles recherchés sur votre liste de souhaits et vous attendez qu’ils soient en solde. On observe ce comportement en bourse aussi. Vous magasinez un titre et vous regardez son prix. S’il vous semble surévalué, vous pouvez l’ajouter à une liste de surveillance, programmer une alerte et attendre un repli du cours… tout comme un consommateur qui attend un solde. Dans le présent billet, je vous présenterai une stratégie sur options qui vous permettra de générer un revenu pendant que vous attendez d’acheter le titre que vous voulez!

Cette stratégie sur options consiste en la vente d’options de vente couvertes. Pour exécuter cette stratégie, vous devez disposer des liquidités nécessaires ou utiliser une marge pour acheter le titre que vous voulez. Comme pour le magasinage, vous devez avoir l’argent nécessaire en banque ou recourir au crédit.

ATTENTION : Avant de vous lancer dans cette stratégie, vous devez vous informer auprès de votre courtier si vous êtes autorisé à vendre des options de vente. Par ailleurs, il n’est possible d’exécuter cette stratégie que dans un compte non enregistré compte tenu des dispositions du Règlement de l’impôt sur le revenu en ce qui concerne les régimes de revenu différé.

Marche à suivre pour la vente d’options de vente couvertes
Étape 1 : Repérez un titre que vous aimeriez acheter
Étape 2 : Déterminez votre prix d’entrée en jeu
Étape 3 : Consultez la chaîne d’options du titre
Étape 4 : Vendez une option de vente du titre

Comment choisir le prix de levée?
Vente d’options de vente : Vous recevez la prime de l’option en contrepartie de l’obligation d’acheter le titre au prix de levée. Par conséquent, vous devriez choisir un prix de levée auquel vous êtes disposé à acheter le titre.

Comment choisir la date d’échéance?
Lorsque vous vendez une option, vous vendez du temps. L’érosion de la valeur temps est à votre avantage et elle s’accélère à mesure que l’échéance de l’option approche. Ce sont donc deux avantages qui jouent en votre faveur.

Pour choisir l’échéance de l’option, vous devez considérer la prime que vous recevrez. Par exemple, si la prime correspond à 20 $ par contrat pour une option de vente échéant dans 30 jours, cela peut convenir à certains, mais si ce n’est pas suffisant pour vous, vous pouvez envisager une option à plus longue échéance. En fin de compte, le choix de l’échéance dépend de ce qui vous convient.

 

L’objectif de la vente d’options de vente couvertes
Le but est de ne pas payer le plein prix du titre que vous voulez. Vous souhaitez être visé par une assignation et acheter le titre à un prix plus bas que son cours actuel sur le marché. Que l’option de vente soit levée et qu’il y ait assignation ou non, tous les résultats sont probablement acceptables. Dans tous les cas, la prime reçue améliorera le résultat net.

Seules les options de vente en jeu sont levées à l’échéance

Prix de levée de l’option de vente > Cours du titre sous-jacent

Le cas échéant, le titre vous sera attribué et vous devrez l’acheter au prix de levée. En prime, bien que vous payez le prix de levée pour acheter le titre, votre prix d’achat réel est plus bas en fait.

 

Comprendre votre prix d’achat réel
Puisque vous avez reçu une prime à la vente de l’option de vente, votre prix d’achat réel correspondra à :
Prix de levée – Prime reçue

Est-ce trop beau pour être vrai? Quel est le risque associé à la vente d’options de vente couvertes par des liquidités?

  1. Chute extrême du cours : Le cours du titre pourrait ne pas connaître une simple petite baisse, mais plutôt dégringoler bien en deçà du prix de levée. Vous devez être à l’aise dans votre position sur le titre que vous venez d’acheter.
  2. Hausse extrême du cours : Si vous attendez une petite baisse du cours qui n’arrive jamais, vous risquez de rater une bonne occasion d’acheter le titre. Le cas échéant, vous pouvez reprendre la stratégie à zéro.

Exemple de vente d’options de vente couvertes

Processus de réflexion Liquidités
Liquidités dans le compte Trouvons un bon titre dans lequel investir et faisons fructifier l’argent. 6 000 $
ABC inc. @ 48 $

(sommet sur 52 semaines)

Vous avez trouvé ABC inc. et vous avez assez de liquidités pour acheter 100 actions.

 

Vous ne voulez pas payer le sommet des 52 dernières semaines. Vous préféreriez payer 45 $ l’action.

 

Plutôt que de passer un ordre d’achat au cours limite de 45 $ de type VAR*, vous procédez à la vente d’une option de vente couverte.

Vente d’une option de vente couverte Vous vendez une option de vente au prix de levée de 45 $ échéant dans 60 jours @ 2,10 $. +210 $ (2,10 $ × 100 ×1)

* Ordre ouvert ou ordre valable jusqu’à révocation.

Que vient-il de se produire? Par la vente d’une option de vente couverte, vous avez immédiatement réalisé un gain de 210 $ et contracté l’obligation d’acheter les actions d’ABC inc. pour 45 $.

Remarque : Vous ne pourrez acheter les actions que si l’option est levée et entraîne une assignation. Vous devez conserver suffisamment de liquidités de côté au cas où vous seriez obligé d’acheter les actions.

Scénarios possibles à l’échéance

ABC inc. < 45 $ :

L’option de vente est en jeu, alors les actions vous seront vendues pour 45 $ (prix de levée). Le prix d’achat net sera de 42,90 $ (45,00 $ – 2,10 $). Dans ce scénario, vous êtes en mesure d’acheter le titre sans payer le plein prix.

ABC inc. > 45 $ :

L’option de vente est hors jeu. Vous n’avez pas pu acheter l’action, mais la prime de 210 $ que vous avez obtenue est mieux que rien. Vous avez maintenant 6 210 $ dans votre compte.

Ce qu’il faut retenir du présent billet, c’est que personne n’aime payer trop cher. Si vous êtes impatient ou si vous êtes extrêmement haussier à l’égard d’un titre, alors la stratégie de vente d’options de vente couvertes par des liquidités ne vous conviendra pas. Un investisseur qui exécute cette stratégie accepte les deux issues possibles, à savoir être en mesure d’acheter le titre ou non. Si son option de vente est levée, entraînant une assignation, il sera heureux d’acquérir le titre. S’il ne parvient pas à acheter le titre, il sera tout aussi heureux de conserver la prime reçue. Pour conclure, la prochaine fois que vous observerez un prix qui est beaucoup trop haut, vous saurez quelles sont vos options pour le réduire!

Les stratégies décrites dans le présent blogue ne sont présentées qu’à des fins d’information et de formation. Elles ne doivent pas être interprétées comme étant des recommandations d’acheter ou de vendre quelque valeur mobilière que ce soit. Comme toujours, avant de mettre en œuvre des stratégies sur options, assurez-vous d’être à l’aise avec les scénarios proposés et d’être prêt à en assumer tous les risques.

Richard Ho
Richard Ho http://www.m-x.ca

Directeur principal, dérivés sur actions

TMX | Bourse de Montréal

Richard Ho, gestionnaire principal des dérivés sur actions à la Bourse de Montréal (TMX), travaille dans le secteur financier depuis plus de 15 ans. Avant de se joindre à TMX en 2006, il travaillait dans une maison de courtage nationale où il exécutait des opérations pour des clients actifs et fortunés. Dans sa fonction actuelle de gestionnaire principal des dérivés sur actions, Richard dirige divers projets et partenariats axés sur l’éducation auprès de maisons de courtage dans le but d’aider les investisseurs autonomes à s’adapter à l’utilisation des options sur actions. Il met l’accent sur l’élaboration de portefeuilles d’options et de stratégies sur options selon des prévisions directionnelles et des risques définis à l’avance. Il a également élaboré des programmes destinés à enseigner aux investisseurs comment recourir à des stratégies sur options pour générer un revenu continu et pour couvrir leurs portefeuilles en période de haute volatilité. Richard détient les titres de gestionnaire spécialisé en produits dérivés (GSPD) et d’analyste en placement non traditionnel agréé (CAIA). Aidant de tout son pouvoir les investisseurs à approfondir leurs connaissances sur les options, Richard détient fièrement le titre de Fellow de CSI (FCSIMD) et il démontre des qualités de chef en diverses occasions, qu’il s’agisse d’allocutions ou de sa contribution dans le milieu universitaire.

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