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Acheter les actions de Tim Hortons à un prix inférieur au marché

Martin Noël
11 décembre, 2012
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En date du vendredi 7 décembre 2012, les actions de Tim Hortons inc. (THI) se négociaient au prix de 46,75 $. Comme nous pouvons le constater sur le graphique ci-dessous, le prix des actions de THI a subit une forte baisse depuis le sommet de 57,91 $ établi le 7 mai dernier. Il vient tout juste d’effectuer une configuration de retournement au cours de la séance hebdomadaire de la semaine dernière, en faisant un bas inférieur et en terminant la séance hebdomadaire à la hausse. De plus, comme l’ouverture et la fermeture sont rapprochées, nous avons affaires également à une formation du « marteau » selon les chandeliers japonais. Cette formation est souvent le signal d’un retournement important. Finalement, le fait que l’indicateur RSI 5 (5 séances) ait enregistré une lecture inférieur à 10 (zone de survente extrême) et qu’il soit en progression depuis, milite en faveur d’un potentiel de hausse à moyen terme. Bien que cela ne soit pas une garantie de hausse immédiate, un investisseur qui souhaite spéculer sur un rebond de THI dans les prochaines semaines, et qui ne s’objecte pas à la possibilité de détenir les actions le cas échéant, pourrait vendre des options de vente afin de réaliser un profit en cas de hausse et de réduire le coût d’acquisition des actions en cas de baisse.

Graphique hebdomadaire de THI

La vente des options de vente THI AVR 46 au prix de 1,95 $ par action (195 $ par contrat) obligerait l’investisseur à acheter les actions de THI à 46 $, si ces dernières se négocient à un prix inférieur au prix de levée de 46 $ à l’échéance du mois d’avril. Le prix de revient des actions serait alors de 44,05 $ (prix de levée de 46 $ moins la prime reçue de 1,95 $). En cas de maintient au dessus du prix de levée de 46 $ à l’échéance du mois d’avril, l’investisseur ne serait pas obligé d’acheter les actions et conserverait la prime reçue de 195 $ par contrat vendu, pour un rendement de 4,4 % d’ici l’échéance du mois d’avril (134 jours), et un rendement annualisé de 12 %.

L’investisseur pourrait également choisir un prix de levée inférieur afin de se donner une marge de manœuvre plus grande en cas de baisse. La vente des options de vente THI AVR 44 au prix de 1,20 $ par actions (120 $ par contrat) obligerait l’investisseur à acheter les actions de THI à 44 $, si ces dernières se négocient à un prix inférieur au prix de levée de 44 $ à l’échéance du mois d’avril. Le prix de revient des actions serait alors de 42,80 $ (prix de levée de 44 $ moins la prime reçue de 1,20 $). En cas de maintient au dessus du prix de levée de 44 $ d’ici l’échéance du mois d’avril, l’investisseur ne serait pas obligé d’acheter les actions et conserverait la prime reçue de 120 $ par contrat vendu, pour un rendement de 2,8 % d’ici l’échéance du mois d’avril (134 jours), et un rendement annualisé de
7,6 %.

Le choix entre les deux prix de levée dépendra du niveau de protection désiré en cas de baisse et du niveau de profit potentiel en cas de hausse. L’investisseur devra donc tenir compte de ces variables avant de faire son choix.

Martin Noël
Martin Noël http://lesoptions.com/

Président

Corporation Financière Monetis

Martin Noël a obtenu un MBA en services financiers de l'UQÀM en 2003. La même année, il a reçu le Brevet de l'Institut des banquiers canadiens et la Médaille d'argent pour ses efforts remarquables dans le cadre du Programme de formation bancaire professionnelle. Monsieur Noël a commencé sa carrière dans le domaine des instruments dérivés en 1983 à titre de mainteneur de marché sur options, sur le parquet de la Bourse de Montréal, pour le compte de diverses firmes de courtage. Il a également occupé le poste de spécialiste sur options et, par la suite, de négociateur indépendant. En 1996, monsieur Noël est entré au service de la Bourse de Montréal à titre de responsable du marché des options où il a contribué au développement du marché canadien des options. En 2001, il a participé à la création de l'Institut des dérivés de la Bourse de Montréal où il a œuvré à titre de conseiller pédagogique. Depuis 2005, Martin est chargé de cours à l'UQÀM où il enseigne un cours sur les instruments dérivés au deuxième cycle. Depuis mai 2009, il est président à temps plein de la CORPORATION FINANCIÈRE MONÉTIS, une société active dans la négociation professionnelle et en communication financière. Martin agit comme collaborateur régulier en matière d’options pour la Bourse de Montréal.

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