Volatilité
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Les acheteurs d’options peuvent avoir une pente abrupte à remonter

Hans Albrecht
16 août, 2017
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Les acheteurs d’options peuvent avoir une pente abrupte à remonter

En général, les options sur l’indice S&P/TSX 60 sont légèrement surévaluées par rapport aux variations réelles des cours sur les marchés. En d’autres mots, de nombreux acheteurs de tels produits d’assurance payeront des options plus chères que leur « juste valeur » afin de se protéger contre un marché baissier ou volatil.

En fonction d’une mesure continue de la volatilité constatée (ou de la variation des cours sur les marchés), on désigne ce phénomène de variation exagérée de la prime par l’expression « prime de risque de volatilité » (« PRV »). Il s’agit de la prime que payent les investisseurs pour une assurance les protégeant contre le risque d’une variation de la valeur de l’indice sous-jacent. Mais pourquoi les investisseurs payent-ils plus qu’ils ne le devraient pour un produit d’assurance? Il existe diverses raisons, mais d’abord et avant tout les acheteurs de produits de protection sont relativement nombreux et moins sensibles aux cours que les vendeurs. Les gestionnaires achètent des options de vente pour se protéger contre la chute de la valeur de leurs portefeuilles. Par conséquent, il y a en quelque sorte un parti pris pour l’achat d’options dans le marché des options. Les preneurs de risque, les participants qui vendent de tels produits d’assurance, sont bien rémunérés, la plupart du temps, pour prendre position du côté opposé.

L’affectation d’une part d’un portefeuille à une stratégie de négociation axée sur la volatilité qui consiste à récolter cette prime (PRV) pourrait être une bonne façon d’améliorer le rendement et de diversifier les actifs du portefeuille au fil du temps. S’agit-il d’une méthode infaillible pour générer des rendements positifs? Non. À court terme, comme l’ont récemment démontré certains chocs géopolitiques, la stratégie comporte des risques de pertes. Les marchés, et surtout les produits volatils, peuvent fluctuer de temps à autre et certainement susciter rapidement des pics d’inquiétude. Mais tous les pics des 15 derniers mois ont été de très courte durée. Quel qu’il en soit, à l’instar de l’avantage dont dispose un casino, l’avantage structurel prévalent associé à la récolte de primes de risque de volatilité devrait être profitable à long terme.

 

 

Les opinions et conseils figurant dans le présent billet ne reflètent pas nécessairement ceux d’AlphaPro Management Inc. et d’Horizons ETFs Management (Canada) Inc. Les points de vue, les commentaires et les opinions sont de nature générale et ne doivent pas être considérés comme des conseils en vue d’acheter ou de vendre les titres susmentionnés. Avant de prendre toute décision de placement, veuillez consulter votre conseiller ou vos conseillers en placement.

Hans Albrecht
Hans Albrecht http://www.horizonsetfs.com/

Vice-président, gestionnaire de portefeuille et stratège en options

Horizons ETFs Management (Canada) Inc (les « FNB »)

Hans Albrecht est vice-président, gestionnaire de portefeuille et stratège en options chez Horizons ETFs Management (Canada) Inc. Il est cogestionnaire de l’un des plus grands portefeuilles d’options au Canada ainsi que de FNB d’options d’achat couvertes représentant 800 millions de dollars, et il supervise les activités quotidiennes liées aux options. M. Albrecht a également été teneur de marché sur options sur le parquet et a négocié un vaste portefeuille à haute volatilité pour la Financière Banque Nationale pendant de nombreuses années. Il a donné des conférences à l’université McGill et a participé à de nombreux panels d’experts en produits dérivés. Il a été cité par Bloomberg et dans Investment Advisor et le Globe and Mail, et il est un collaborateur régulier à BNN. Il est lauréat du prix Lipper pour FNB.

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