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Un écart calendaire horizontal pour tirer avantage de la stabilité relative des actions d’Air Canada

Martin Noël
1 décembre, 2017
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Un écart calendaire horizontal pour tirer avantage de la stabilité relative des actions d’Air Canada

Après avoir atteint un sommet de 28,70 $ au mois d’octobre, le prix des actions d’Air Canada (AC) semble avoir établi un creux à court terme au niveau de soutien de 22 $. Depuis, le prix d’AC a rebondi pour atteindre les 26 $ et ensuite s’établir aux alentours des 24 $ au moment d’écrire ces lignes. Les niveaux de prix compris entre 22 $ et 28 $ représentent pour le moment un intervalle de négociation qui pourrait contenir les fluctuations des prix pendant un certain temps. Un investisseur qui est en accord avec ce scénario pourrait tirer avantage de la stabilité relative des prix d’AC au cours des prochaines semaines en établissant un écart calendaire horizontal.

 

Graphique quotidien d’Air Canada

Position

Nous construirons cet écart calendaire horizontal avec des options de vente* de la manière suivante :

• Vente de 10 contrats d’options de vente AC 180119 P 24,00 à 1,40 $
o Crédit de 1 400 $
• Achat de 10 contrats d’options de vente AC 180420 P 24,00 à 2,30 $
o Débit de 2 300 $
Débit total de 900 $

 

Profil de profits et pertes

Comme nous pouvons le constater sur le graphique précédent, nous réaliserons le profit maximal estimé à 835 $ si AC clôture exactement sur le prix de levée de 24,00 $ à l’échéance du 19 janvier 2018. La position sera profitable si AC se maintient entre les deux seuils d’équilibre de 22,15 $ et 26,33 $. La perte maximale de cette position est limitée au débit payé de 900 $ pour les dix contrats.

 

Intervention

Comme nous ne voulons pas subir la perte maximale, une intervention sera requise si le prix d’AC franchit un des deux seuils d’équilibre. Le premier type d’intervention consiste à tout simplement prendre sa perte en liquidant la position et à passer à autre chose. Un autre type d’intervention consiste à établir un deuxième écart calendaire horizontal avec un prix égal au seuil d’équilibre qui vient tout juste d’être franchi. Cela permet alors de repousser le seuil d’équilibre un peu plus loin et de se donner une seconde chance de réaliser un profit ou à tout le moins de récupérer une partie des pertes liées à la première position. On gère alors cette deuxième position comme la première avec les nouveaux seuils d’équilibre. Bien entendu, ce type d’intervention implique un risque de pertes supplémentaires et, par conséquent, ce sera une donnée à prendre en considération avant de la mettre en place.

 

*Veuillez prendre note que cet écart calendaire horizontal peut également être construit avec des options d’achat. Les profils de profits et pertes sont généralement similaires.

 

Bonnes transactions et bonne semaine !

Les stratégies présentées dans le cadre de cette chronique ne le sont qu’à titre d’information et de formation et ne doivent pas être interprétées comme étant des recommandations pour acheter ou vendre toutes valeurs mobilières. Comme toujours, avant de mettre en place des stratégies d’options assurez-vous d’être à l’aise avec les scénarios proposés et d’être prêts à en assumer tous les risques.

Martin Noël
Martin Noël http://lesoptions.com/

Président

Corporation Financière Monetis

Martin Noël a obtenu un MBA en services financiers de l'UQÀM en 2003. La même année, il a reçu le Brevet de l'Institut des banquiers canadiens et la Médaille d'argent pour ses efforts remarquables dans le cadre du Programme de formation bancaire professionnelle. Monsieur Noël a commencé sa carrière dans le domaine des instruments dérivés en 1983 à titre de mainteneur de marché sur options, sur le parquet de la Bourse de Montréal, pour le compte de diverses firmes de courtage. Il a également occupé le poste de spécialiste sur options et, par la suite, de négociateur indépendant. En 1996, monsieur Noël est entré au service de la Bourse de Montréal à titre de responsable du marché des options où il a contribué au développement du marché canadien des options. En 2001, il a participé à la création de l'Institut des dérivés de la Bourse de Montréal où il a œuvré à titre de conseiller pédagogique. Depuis 2005, Martin est chargé de cours à l'UQÀM où il enseigne un cours sur les instruments dérivés au deuxième cycle. Depuis mai 2009, il est président à temps plein de la CORPORATION FINANCIÈRE MONÉTIS, une société active dans la négociation professionnelle et en communication financière. Martin agit comme collaborateur régulier en matière d’options pour la Bourse de Montréal.

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