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Un écart papillon sur les actions de Canopy Growth Corporation

Martin Noël
24 janvier, 2018
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Un écart papillon sur les actions de Canopy Growth Corporation

Tel que nous pouvons l’observer sur le graphique suivant, le prix des actions de Canopy Growth Corporation (WEED) a connu une croissance fulgurante depuis son creux de 6,58 $ établi au mois de juin dernier. On parle d’une progression de plus de 600 % jusqu’au sommet de 44 $ enregistré récemment. Depuis, WEED s’est rétracté pour toucher un creux 29,50 $ avant de rebondir pour s’établir dans ce qui pourrait devenir une zone tampon pour un certain temps. Si tel est le cas, cela pourrait représenter une opportunité d’établir une stratégie qui tire avantage de la stabilité relative des prix, et par conséquent, de l’érosion de la valeur temps de la prime des options qui est fort élevée en ce moment avec une volatilité implicite de plus de 80 %.

Graphique quotidien de WEED en date du 22 janvier 2018 (37,38 $)

La mise en place d’un écart papillon mixte permettrait de tirer avantage de ces conditions. Dans le contexte actuel, il ne serait pas surprenant que la pause ne soit que temporaire, et par conséquent, nous choisirons l’échéance du 16 février 2018.

 

Position 

  • Achat de 10 options d’achat WEED 180216 C 48 à 0,50 $
    • Débit de 500 $
  • Vente de 10 options d’achat WEED 180216 C 38 à 2,35 $
    • Crédit de 2 350 $
  • Vente de 10 options de vente WEED 180216 P 38 à 3,50 $
    • Crédit de 3 500 $
  • Achat de 10 options de vente WEED 180216 P 28 à 0,40 $
    • Débit de 400 $

Crédit total de 4 950 $         

 

Profil de profits et pertes de l’écart papillon mixte

Comme nous pouvons le constater sur le graphique précédent, le profit maximal de 4 950 $, qui provient du crédit net total reçu, sera réalisé si WEED clôture exactement sur le prix de levée de 38 $ à l’échéance du 16 février 2018. Tant et aussi longtemps que les prix se maintiendront entre les deux seuils d’équilibre de 33,05 $ et 42,95 $, la position demeurera profitable. Elle deviendra perdante à l’extérieur de ces deux seuils, et la perte maximale de 5 050 $ sera subite au-delà des prix de levée de 28 $ et 48 $. La perte maximale correspond à la différence entre les prix de levée des options d’achat ou des options de vente moins la prime nette reçue par action multipliée par la taille de 100 actions par contrat fois la position de 10 contrats, soit (10 $ – 4,95 $) x 100 x 10.

 

Intervention

Cette position mise sur la stabilité relative des prix qui pourrait se maintenir pendant un certain temps. Cependant, nous n’avons aucune garantie que cela se produira. Par conséquent, tant et aussi longtemps que WEED se maintiendra entre les deux seuils d’équilibre mentionnés ci-dessus aucune intervention ne sera requise. Un bris important au-delà de ces deux seuils nous placerait dans une position précaire, et nous exposerait à des pertes potentiellement importantes. Par conséquent, une telle situation nous forcerait à prendre des mesures défensives en fermant la position et à prendre la perte correspondante.

 

Bonnes transactions et bonne semaine !

 

Les stratégies présentées dans le cadre de cette chronique ne le sont qu’à titre d’information et de formation et ne doivent pas être interprétées comme étant des recommandations pour acheter ou vendre toutes valeurs mobilières. Comme toujours, avant de mettre en place des stratégies d’options assurez-vous d’être à l’aise avec les scénarios proposés et d’être prêts à en assumer tous les risques.

 

 

Martin Noël
Martin Noël http://lesoptions.com/

Président

Corporation Financière Monetis

Martin Noël a obtenu un MBA en services financiers de l'UQÀM en 2003. La même année, il a reçu le Brevet de l'Institut des banquiers canadiens et la Médaille d'argent pour ses efforts remarquables dans le cadre du Programme de formation bancaire professionnelle. Monsieur Noël a commencé sa carrière dans le domaine des instruments dérivés en 1983 à titre de mainteneur de marché sur options, sur le parquet de la Bourse de Montréal, pour le compte de diverses firmes de courtage. Il a également occupé le poste de spécialiste sur options et, par la suite, de négociateur indépendant. En 1996, monsieur Noël est entré au service de la Bourse de Montréal à titre de responsable du marché des options où il a contribué au développement du marché canadien des options. En 2001, il a participé à la création de l'Institut des dérivés de la Bourse de Montréal où il a œuvré à titre de conseiller pédagogique. Depuis 2005, Martin est chargé de cours à l'UQÀM où il enseigne un cours sur les instruments dérivés au deuxième cycle. Depuis mai 2009, il est président à temps plein de la CORPORATION FINANCIÈRE MONÉTIS, une société active dans la négociation professionnelle et en communication financière. Martin agit comme collaborateur régulier en matière d’options pour la Bourse de Montréal.

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